Inflation et déflation deux scénarios catastrophe mais aux conséquences très diverses.
Les économistes oscillent entre ces deux scénarii. Concrètement, de quoi s’agit il ? Et quel parti en tirer quand on achète à l’étranger et qu’on part y vivre.
Déflation :
Dans ce scénario, le prix des actifs, c’est-à-dire la valeur des biens immobiliers ou des actifs financiers diminue par exemple suite à l’éclatement d’une bulle spéculative. Les liquidités acquièrent plus de pouvoir d’achat et ce scénario profite aux détenteurs de cash. En effet, les banques prêtent difficilement sur des actifs dont on sait qu’ils vont se déprécier tandis que l’investissement est au point mort par anticipation d’une dévalorisation générale. Les plus démunis étant ruinés et exclus par le chômage et l’inactivité, des troubles sociaux peuvent éclater. L’achat à l’étranger devient un refuge d’autant plus que le niveau de vie est assuré par des rentes financières au pouvoir d’achat consolidé mais qu’une politique fiscale de rigueur peut rogner.
L’inflation est une situation radicalement opposée. Elle ruine les porteurs de dette en dévorant les rentes ou les flux financiers non indexés (dividendes et revenus obligataires). Il en va ainsi des détenteurs de créances sur les Etats abritées dans des SICAV ou dans les fonds en euro de la plupart des contrats d’assurance vie. Ce phénomène entraîne la ruine des patrimoines financiers, des pensions de retraite et des rentes viagères et profite aux débiteurs – investisseurs.
Seul moyen de s’en protéger : acheter à crédit si on peut, des actifs réels c’est-à-dire non financiers (matières premières, or, terres agricoles, immobilier). Et investir dans des zones qui échapperont au phénomène en présentant un bas niveau de vie. Le cours de l’or et la raréfaction des terres agricoles disponibles à l’achat sur le marché, semblent témoigner d’une anticipation de l’inflation tant au niveau mondial qu’hexagonal. C’était du reste le pronostic ancien de l’économiste Alain Cotta, Professeur émérite à l’Université de Paris Dauphine, au début des années 90 quand il prédisait le retour de l’inflation pour transférer à terme de la richesse entre les générations.
Quoiqu’il arrive, troubles sociaux liés au chômage de masse non indemnisé ou ruine des patrimoines et des revenus financiers, l’achat immobilier à l’étranger dans une zone de croissance n’est pas dénué de certains avantages mais la démarche doit être mûrement réfléchie pour sélectionner les meilleurs produits et les acteurs les plus à même de garantir la sécurité de l’investissement.
Demandez conseil à votre expert qui saura vous conseiller et vous orienter pour sécuriser votre opération.
© Délocalia septembre 2010
Quand on achetait uniquement de l’immobilier dans son propre pays, la question du change ne se posait pas. Quand on partait en vacances à l’étranger, on faisait le change là où c’était le plus simple et où on avait confiance : généralement auprès de sa banque avant de partir, auprès de laquelle on achetait les coupures exotiques et les chèques de voyage.