finances

Investir au soleil : un refuge face à un avenir pris entre inflation et déflation

Mardi 21 septembre 2010

Inflation et déflation deux scénarios catastrophe mais aux conséquences très diverses.
Les économistes oscillent entre ces deux scénarii. Concrètement, de quoi s’agit il ? Et quel parti en tirer quand on achète à l’étranger et qu’on part y vivre.

Déflation : Dans ce scénario, le prix des actifs, c’est-à-dire la valeur des biens immobiliers ou des actifs financiers diminue par exemple suite à l’éclatement d’une bulle spéculative. Les liquidités acquièrent plus de pouvoir d’achat et ce scénario profite aux détenteurs de cash. En effet, les banques prêtent difficilement sur des actifs dont on sait qu’ils vont se déprécier tandis que l’investissement est au point mort par anticipation d’une dévalorisation générale.  Les plus démunis étant ruinés et exclus par le chômage et l’inactivité, des troubles sociaux peuvent éclater. L’achat à l’étranger devient un refuge d’autant plus  que le niveau de vie est assuré par des rentes financières au pouvoir d’achat consolidé mais qu’une politique fiscale de rigueur peut rogner.

L’inflation est une situation radicalement opposée. Elle ruine les porteurs de dette en dévorant les rentes ou les flux financiers non indexés (dividendes et revenus obligataires). Il en va ainsi des détenteurs de créances sur les Etats abritées dans des SICAV ou dans les fonds en euro de la plupart des contrats d’assurance vie. Ce phénomène entraîne la ruine des patrimoines financiers, des pensions de retraite et des rentes viagères et profite aux débiteurs – investisseurs.

Seul moyen de s’en protéger : acheter à crédit si on peut, des actifs réels c’est-à-dire non financiers (matières premières, or, terres agricoles, immobilier). Et investir dans des zones qui échapperont au phénomène en présentant un bas niveau de vie.  Le cours de l’or et la raréfaction des terres agricoles disponibles à l’achat sur le marché, semblent témoigner d’une anticipation de l’inflation tant au niveau mondial qu’hexagonal. C’était du reste le pronostic ancien de l’économiste Alain Cotta, Professeur émérite à l’Université de Paris Dauphine, au début des années 90 quand il prédisait le retour de l’inflation pour transférer à terme de la richesse entre les générations.

Quoiqu’il arrive, troubles sociaux liés au chômage de masse non indemnisé ou ruine des patrimoines et des revenus financiers, l’achat immobilier à l’étranger dans une zone de croissance n’est pas dénué de certains avantages mais la démarche doit être mûrement réfléchie pour sélectionner les meilleurs produits et les acteurs les plus à même de garantir la sécurité de l’investissement.

Demandez conseil à votre expert qui saura vous conseiller et vous orienter pour sécuriser votre opération.

© Délocalia septembre 2010

Change devises et virements internationaux

Mercredi 2 juin 2010

Quand on achetait uniquement de l’immobilier dans son propre pays, la question du change ne se posait pas. Quand on partait en vacances à l’étranger, on faisait le change là où c’était le plus simple et où on avait confiance : généralement auprès de sa banque avant de partir,  auprès de laquelle on achetait les coupures exotiques et les chèques de voyage.

Si on pouvait, on négociait une commission de change raisonnable, plus rarement le taux. Malgré tout, l’enjeu restait limité : quelques centaines ou milliers de francs ou d’euros vendus ne valaient pas la peine d’une joute avec son intermédiaire dont la rémunération pouvait atteindre 10% de la transaction sur certaines devises et opérations.

C’est encore le cas aujourd’hui pour les 4 sociétés (RIA ENVIA, WESTERN UNION,  MONEY GRAM, LA POSTE) agréées par la Banque de France pour effectuer les transferts internationaux (principalement utilisés pour le rapatriement de l’argent des travailleurs migrants). L’agrément de ces sociétés est limité à 8.000 euros par semestre et par personne ce qui n’autorise pas un achat immobilier conséquent et en tout cas pas un paiement comptant.

A ce jour, pour les opérations de change des particuliers qui souhaitent acheter un bien immobilier à l’étranger, les banques conservent une situation de monopole dont elles tirent grand profit. Souvenons-nous que le passage à l’euro a donné lieu de la part des banques à bien des récriminations car cela leur faisait perdre une source de revenus considérables (plus qu’une devise au lieu de 11 dans la zone euro).

Alors combien ça coûte aujourd’hui d’envoyer les fonds nécessaires au paiement d’un prix d’acquisition ?

Tout d’abord, il faut acheter les devises. Les commissions de change longtemps décriées ont pratiquement disparu. Les traders et les banques se rémunèrent sur le taux de change en prenant une marge. Cette méthode de rémunération est d’autant plus discrète que peu de gens connaissent l’amplitude du spread c’est-à-dire l’écart de prix entre un cours médian (taux interbancaire) et le prix « facturé » au client et théoriquement négociable en fonction de la surface du client, du montant de la transaction et du flux d’affaires. Contrairement à une entreprise pratiquant l’import export, la marge de négociation est limitée pour un particulier qui réalisera une opération souvent ponctuelle. Lire le reste de cet article »